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Nom du blog :
penseeschoisies
Description du blog :
une pensée philosophique et une ethique sociale et politique pour aujourd'hui et non pour demain....
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
21.04.2006
Dernière mise à jour :
29.02.2008
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Politique

Pouvoir d'achat...

Posté le 29.02.2008 par penseeschoisies
Aujourd'hui tout le monde -politique, syndicaliste et autre- se revendique de la défense du pouvoir d'achat. Mais au fait, pourquoi une telle unanimité. Est-ce que, de manière très concrète, nous comprenons bien ce que sous entend ce terme.
Nous vous proposons donc une petite analyse. Peut-être que dans notre langage, nous devrions cesser d'en faire usage afin ne pas renforcer l'aliénation du travailleur.

Dans l'état actuel de l'organisation économique et sociale, donner à croire au salarié que le développement d'un certain pouvoir d'achat va permettre d'améliorer ses conditions de vie est tout simplement une aberration idéologique.
Les tenants de la politique économique et sociale d'aujourd'hui nous affirme à longueur de discours que la croissance est en panne par manque de consommation... et donc qu'il faut relancer cette satané consommation pour tout le monde.

Mais remettons les choses à leur place.
Dans le discours du pouvoir d'achat il n'y a qu'une seule vérité :

Le pouvoir principal du salarié est économique.

Reste que nous sommes très silencieux sur ce pouvoir et comment il doit être utilisé pour transformer notre société et induire une autre répartition des richesses. Notre silence est probablement du au fait que nous ne savons plus être critique envers les idéologies et que nous avons peur de nous exposer à la contradiction. Les politiciens du libéralisme, à droite ou à gauche, ne s'y sont pas trompés et exploitent à loisir le vide et notre soumission.

Quel est le contenu du pouvoir d'achat? Il faut s'intéresser à ce qui le compose et comprendre pourquoi ce terme n'est apparu que ces 15/ 20 dernières années.

POUVOIR D'ACHAT = Ensemble de moyens financiers dont dispose une personne ou un groupe de personne pour subvenir à ses besoins vitaux, mais aussi pour répondre aux impulsions provoquées par la propagande marchande.
Soit :
Les capacités de crédit. (emprunts, hypothèques,...)
Les allocations sociales. (familiales, chômages, ...)
Le salaire et / ou revenus d'activité.
Les rentes.(actionnariat, livrets d'épargne,...)

Entré dans l'ère de la consommation, instrumentalisé par le capitalisme, l'individu d'aujourd'hui est plus préoccupé par la relation qui existe entre sa capacité de crédit et son taux d'endettement. L'obligation du compte bancaire pour le versement du salaire n'existe que depuis les années 70. Un des objectifs ou un des effets du développement par palier de la politique du crédit est de contrôler l'argent des particuliers, de contrôler le travailleur en tant qu'élément premier de la production des plus values.
L'organisation du marché de la propriété (immobilier), puis du loisirs (vacances et tourisme), passe par l'organisation du marché du crédit. Ce fait relègue le salaire dans une fonction qui n'est plus primordiale.
Ce fut d'autant plus facile à mettre en oeuvre, qu'une propagande à orchestré le fantasme bourgeois de la propriété -en tant que symbole d'une autonomie/ indépendance- par un discours du progrès et de la modernité.
Aujourd'hui, pour la grande majorité, nous consommons -nous achetons- non en fonction de notre salaire mais bien selon notre capacité de crédit (crédit à la consommation, crédit relais, etc.). C'est essentiellement en cela que nous sommes différent des générations de salariés précédentes.
Aux USA, le salarié moyen ne s'occupe plus de la durée et du taux de crédit. Ce qui importe au banquier et au travailleur, c'est que le montant des traites entre dans l'ensemble de ses ressources.
Chacun s'attend à un effondrement, les fameuses Sub-primes sont le signe qu'une crise financière, via l'immobilier, plus grave que la bulle internet ou les affaires Enron ou Andersen, est en cours. Dans certains milieux avisés, le spectre du krach bousier de 1929 n'est pas loin...
Il faut donc accélérer, dans la vielle Europe, les « réformes » et la capitalisation pour alimenter en argent liquide les marchés financiers. Lire l'article du Monde Diplomatique de janvier 2008
Dans la logique du capitalisme, et ne voulant pas remettre en cause les inégalités sociales, augmenter le pouvoir d'achat c'est intervenir sur les prix des produits en agissant sur le coût de production. Et nous savons quelle est la première variable ajustable utilisée...

C'est vous, c'est nous, c'est le salarié !!

***********
Cycle 1
L'achat alimente la vente, qui alimente la commande, qui alimente le crédit qui alimente la production qui alimente le pouvoir d'achat.

Cycle 2
L'achat contrôle la commande qui contrôle la production qui contrôle la vente qui contrôle le crédit qui contrôle le pouvoir d'achat.

Pour conclure
Nous pouvons surement dire que relayer le discours du pouvoir d'achat c'est :
accepter l'augmentation de la pression sur le salarié, la guerre de tous contre tous,
valider la mobilité et la précarité des travailleurs,
légitimer le transfert (exonération de charges) des solidarités sociales vers l'impôt,
participer à la « marchandisation » et à la destruction du service public.[SIZE=14][SIZE=14]



--

Les chants des sirènes...

Posté le 14.03.2007 par penseeschoisies
Merveilleux... que de voir la valse des déclarations, des interventions...
Mais, le quotidien est cet espace où se révèlent les actes des séducteurs(trices) qui déploient actuellement leur talent.

Un président a parlé... C'est 40 ans d'actions politiques et publics qui viennent de s'exprimer.

Oserons-nous dire que c'est pitoyable?
Oui, car il s'est voulu un acteur majeur de la décision et de l'organisation de ce lieu nommé France. Il s'est voulu... Aujourd'hui, le propos raciste s'étale sans complexe, la ségrégation par la compétition ou l'argent, la « clientèllisation » du citoyen, la destruction du service public, le mercantilisme et la marchandisation du vivant sont pour parties imputables à l'oubli des principes dont il se réclame.
Cette France des droits de l'homme citée en référence existe-t-elle encore?
N'est-elle pas qu'un rêve dont on se sert pour se voiler la face?..
On peut toujours se trouver des vraies/ fausses excuses pour ne pas avoir mis en application dans le territoire que l'on administre les Droits « Universels » dont on « exige » l'application ailleurs...
Les faits sont les faits...

Le prix de la tranquillité (relative) qui a été globalement assurée au continent Européen depuis 1945, est l'instrumentalisation des Droits de l'Homme, la métamorphose du colonialisme et l'exportation des confits sur d'autres territoires (Asie, Afrique, Moyen-Orient...), le renoncement à l'exception française, inscrite dans son histoire, au nom d'un pragmatisme économique.
Combien de morts depuis 1945, viennent témoigner d'une absence de Fraternité et d'une volonté de poursuivre le pillage des ressources naturelles de la planète, dont l'accès se situe sur d'autres territoires que le nôtre. Est-ce le prix du confort, de la modernité?
Parfois à entendre le propos de ceux-ci qui prétendent nous représenter, ne faudrait-il pas mieux que nous soyons sourds... Nous sommes déjà si mal voyant...

De l'instrumentalisation des associations...

Posté le 10.01.2007 par penseeschoisies
Et si.... .

Qui se souvient de la soudaine émergence de cette association que fut "Touche Pas a Mon Pote".
Qui se souvient qu'un certain PS en était le pilote occulte... en la personne de son jeune président, un certain Julien D
S'il n'est question de mettre en cause l'idée de base d'une solidarité s'opposant au racisme et à la ségrégation, il faut tout de même prendre la mesure de l'instrumentalisation par les parties politiques d'une certaine misère sociale qui reste leur fond de commerce.

Aujourd'hui "Les enfants de Don Quichotte" font la une des médias, dont chacun connait l'impartialité et l'absence de liens avec les maitres du capitalisme, banquiers des pouvoirs politiques. Reçu avec pompes, par le ministre Borlo, ces "enfants de Don" ont "obtenu" des dispositions, qui ne pouvait être accordé à l'Abbé Pierre et au DAL, il y a un peu plus d'un ans, peut-être deux ans.
Pour mémoire, celui-ci avait poussé un coup de gueule, en faveur des mal-logés, des SDF etc., affirmant que la situation sociale et particulièrement le logement était quasiment la même que celle de 1954.

Miracle, Miracle... ou grossière tentative de manipulation de l'opinion publique et de récupération d'une certaine jeunesse, toute engluée dans la consommation mais non encore convertie au libérallisme, social ou non. et dont chacun courtise le suffrage
Il n'est certes pas question de nier le droit au logement. Droit que l'on semble découvrir et qui pourtant est inscrit dans la loi française depuis 1958, mais aussi dans la déclaration des Droits de l'Homme -1948-...Peut-être, oberverons-nous le même phénomène pour ce qui est du Droit à la Santé, à l'habillement, à l'alimentation... enfin ces droits cités dans l'article 25 de la même déclaration.
Mais, il faut se garder d'encenser, le macchavelisme de la caste médiatico-politique et ne pas laisser croire que nous sommes complétement abrutis par la propagande.

L'assourdissant silence...

Posté le 29.12.2006 par penseeschoisies
Petite pose... pour rassembler les éléments d'une juste colère...

Dans quelques heures, certains vont célébrer richemment le changement d'année.
Pour d'autres la belle affaire, leur situation ne connaitra pas le meilleur que chacun dit se souhaiter...
Il ne faut pas chercher à qui la faute... C'est inutile...
Les tentes fleurissent dans les citées, rendant visible la réalité de l'économie et la volonté de mettre en pratique le dogme démocratique et républicain.

Les ténors de la Chaire politicienne vont entonner le grand sermon de la fin d'année, riche de démagogie et encaisser leurs dividendes.
Les serviteurs de la propagande martèlent déjà le message et fournissent le tempo d'un tout va mieux: "- Les chiffres statistiques le montrent , les images du réel de votre rue ne traduisent pas la réalité économique que nous vous présentons...", "- C'est merveilleux, c'est formidable, la jeunesse des cités s'inscrit massivement sur les listes électorales, le sens civique se réveille..."

Prenez garde, c'est aussi le signe que la révolte qui s'annonce sera légale en plus d'être légitime, et cela ne signifie pas que ceux qui se sont manifestés l'an passé ont renoncé à leurs rêves, ni qu'ils pensent que vous allez agir pour eux.
Ils se donnent simplement le pouvoir de contester votre légitimité, votre prétention à dire leur bien, leur intérêt.
Mais peut-être ferez-vous comme pour les élections palestiniennes, si les résultats ne vont pas dans le sens de vos intérêts... vous organiserez le désordre pour garder vos privilèges.

Et si l'abstention, c'est à dire le rejet des candidats adoubés par les appareils politiques et les systèmes financiers, était encore plus massive. Comment expliquerez vous le fait? En tiendrez vous compte? Quel choc cela serait...

Entre le coléra et la peste, il y a une autre alternative... mais attaché à votre protefeuille, aliéné à la pieuvre mafieuse du capitalisme boursier vous ne pouvez l'envisager, car il vous faudrait réduire votre train de vie et partager...
Il vous faudrait mettre en question le système économique, les règles, la définition et même la raison d'être de la démocratie, car aujourd'hui, celle-ci ne sert que vos ambitions en vous permettant de vous réclamer d'une majorité que vous fabriquez par les statistiques.
Pour dernier expemple, le maire de Bordeaux "élu" avec 56,24% de 44,10 % de votant... soit 29 907 voix sur 120 788 inscrits...
C'est édifiant, comme le système reflète la majorité des citoyens de Bordeaux.

Quand nous parlons d'une autre alternative, nous ne pensons pas à cet extrème gauche dite révolutionnaire qui n'a jamais été humaniste et qui n'y entend rien. La dictature même du prolétariat, reste la dictature de quelques uns sur les autres.

La réalité est que nous devons avant toute autre chose, nous interroger sur nous même, nous interroger sur comment nous sommes. Nous devons réaliser l'étendue, le poids de la part de l'autre que nous avons en nous même. Nous devons mesurer non pas uniquement notre singularité, mais surtout notre commun, notre banalité et en faire la pierre angulaire de nos relatins.
Nous devons percevoir la responsabilité que nous avons envers l'ensemble du monde en commençant par l'assumer envers nous même.
Alors seulement certaines maux de ce monde disparaitront...

Charte d'Amiens 01

Posté le 18.10.2006 par penseeschoisies
La Charte d'Amiens 01


Cette année des organisations syndicales « fêtent » les 100 ans de la charte d'Amiens.
Hormis l'affirmation de l'indépendance des organisations syndicales vis-à-vis des partis politiques, les congressistes d'Amiens définirent les « deux besognes » que devaient poursuivre les syndicats.

1)« dans l'oeuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l'accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d'améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l'augmentation des salaires, etc. »

2)« Il (le syndicat) prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste... ».../... « il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale »

Si le premier point est clair et correspond à l'action quotidienne du syndicat, le second point demande aujourd'hui à être précisé, expliqué.

L'expropriation capitaliste: Il s'agit de rendre au travailleur le bénéfice de son travail ainsi que la maîtrise des conditions de production, en prenant possession des lieux, des machines, des produits et du marché.

Considérant que le Capitaliste exploite le travailleur/ prolétaire en ne lui rendant pas le juste fruit de son travail, de son activité, il semblait important pour les congressistes que l'ensemble de l'entreprise soit la propriété collective des salariés. Pour ce faire, la préconisation était l'organisation de la grève générale devant obliger à une réorganisation sociale.

100 après, le mythe du modernisme, du progrès, la technocratie a frappé et le chantage à la marginalisation n'a jamais aussi bien fonctionné. Le marché économique s'est installé, les banques distribuent les crédits. Les états, à la solde du capital, contrôlent l'ensemble des organisations syndicales par la loi. Tout le monde a peur de perdre un confort que nos grand parents n'ont jamais osé imaginer. Pourtant la pauvreté progresse et l'injustice sociale ne se réduit pas...

Les congressistes de 1906 seraient aujourd'hui désigné au mieux comme des casseurs, au pire comme des « terroristes » et comme sous Napoléon III, passible de prison, de bannissement social.

Quand la question... -suite-

Posté le 25.04.2006 par penseeschoisies
"1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale."

Ce remarquable texte, n'est rien d'autre que l'article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adopté en décembre 1946, par l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies.

Au regard, des contre-réformes qui depuis vingt ans pleuvent sur la protection sociale française au nom de raisons purement économiques, et du désengagement de l'Etat qui privatise ses services publiques, il est nécessaire de se rappeller que la France est un des cinqs membres permanent du Conseil de Sécurité de l'O.N.U...

Sans commentaire....

Le rapport 2006 de l'Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale n'est pas flatteur et montre bien que loin de s'organiser pour mettre en application cet article délaissé, les options prises par l'ensemble de la classe politique -libéralisme et mondialisme financier- avec cession au charitable privé de ce qui relève de la responsabilité de l'Etat, la précarité et la pauvreté s'aggrave...

Il est de plus en plus manifeste que notre France n'est pas la leur...à plus forte raison quand un Ministre de l'Intérieur tient un propos invitant ceux qui ne sont pas content à partir...
Dois-je prendre ma valise moi aussi ?..

Quand la question taraude l'esprit...

Posté le 21.04.2006 par penseeschoisies
Aujourd'hui 21 avril 2006, la radio se charge de rappeler à la population un certain 21 avril 2002... lamentables et pitoyables analyses, où s'égrainent les angoisses de la répétition d'un vote d'extreme droite en 2007...

Messieurs, politiques et autres intervenants de l'espace social et médiatique, quand donc comprendrez-vous que les causes de cette situation sont principalement imputable à l'incurie des prétendants à l'élection de faire en sorte que l'organisation de la société soit REELLEMENT plus en rapport avec une certaine Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Chaque jour qui passe, l'observation du spectacle des conséquences sociales de la politique menée m'éloigne de la possibilité de me reconnaitre et de la fierté d'être un citoyen visible du "pays des droits de l'homme'.
Pire, par moment je sens poindre en moi une honte certaine.

Et la question qui gonfle et me hante, dans ces instants de douleur, est de savoir comment rendre hommage à ceux qui par leur sacrifice ont donner les plus beaux espoirs à leur semblable.

Comment garder la tête haute, quand dans notre propre espace national, les ordonnances, décrets et lois, dénient de plus en plus clairement l'engagement de nos parents.

Certaines voix parlent haut de République et de la Démocratie, en appellent à la devise de la Nation, au respect des valeurs et des principes...
Mais à l'heure où les inégalités s'affichent, où les privilèges de certains s'accroissent au détriment des plus faibles, au nom de la méritocratie, de la loi du plus fort, ou de la concurrence...
Quel esprit rationnel leur accorderait du crédit?
La légitimité, dont elles se réclament, est discutable en vertu même des circonstances de leur élections. Et quelles dispositions ont-elles prises pour que les droits fondamentaux soient un peu plus respectés...


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