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Dernière mise à jour : 13.09.2009
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De la discrimination - à la ségrégation

Publié le 23/05/2006 à 12:00 par penseeschoisies
Aujourd'hui, deux lois nous sont présentées comme de grandes évolutions positives, elles sont sensées être juste.
Je veux parler de la loi : "sur l'égalité des chances" et de la loi "sur l'immigration choisie".

Sont-elles conforme à l'esprit des droits de l'Homme?
Témoignent-elles de la volonté d'une plus grande application de ces droits? Vont-elles réduire les inégalités?
Ou à contrario, ne visent-elles pas à donner un aspect acceptable à la ségrégation sous-jacente de notre monde occidental...

Quand bien même qu'elles soient dérangantes, ces questions sont à poser, car ces lois vont engendrer des conséquences tant dans l'espace où elles vont s'appliquer que sur les populations des autres pays.

Pour commencer, elles sont liés par une même raison économique. Toutes deux cherchent à répondre à des questions d'économie. Economie du marché du travail en premier lieu et donc de la production de capitaux financiers.
De même, elles ont en commun les questions qui se soulèvent lorsque se rencontrent des cultures, des croyances, des coutumes et des économies différentes.

Il est curieux de répondre à la souffrance que produit la ségrégation, vécue par une partie grandissante de la population, par une accentuation de cette ségrégation.
Il est réel que les générations issues de l'immigration, malgré le fait qu'elles aient accédé à la nationalité française, ne bénéficie pas de l'égalité de traitement que devrait leur garantir la loi.
L'injustice des pouvoirs publics, les carences des politiques, un certain chauvinisme ont créées des situations intolérables et une classe sociale en marge du reste de la société.
Dans notre société, l'indigène, même importer de longue date, reste un inférieur, et ce ne sont pas les quelques exceptions d'intégrations exhibées qui témoignent d'une réussite globale.
Les exceptions ne restent que des exceptions, elles reposent sur des qualités singulières, sur des sacrifices personnels, parfois sur des syncrétismes particuliers.
Les échecs scolaires ne sont pas des échecs d'élèves, ils sont les échecs d'un système qui a été conçus pour détruire les différences culturelles et commençant par les langues régionales. N'oublions pas que dans le même temps que l'éducation nationale était créées, des lois interdisant et sanctionnant les parler "indigènes" étaient promulgées, et des colonies se formaient au nom de la république...
Les premiers indépendantismes modernes naissent d'ailleurs à cette époque.
Pour en revenir à notre sujet, la loi dite sur l'égalité des chances, en mettant l'accent sur les différences d'origine ou de capacité, ne fait que souligner celles-ci. En même temps, elle relève les inégalités économico-sociales que le système est incapable de réduire sans se remettre profondément en cause.
En filigrane, nous pourrions aussi y lire une injonction à renoncer à la différence sous peine d'être marginalisé d'avantage. Il est impératif de s'aligner sur le modèle, de se fondre dedans et de participer au système. Faute de quoi, il est donner une identité négative, oppositionnelle qui doit être exclue.
Si l'on considère le dualisme, le manichéisme du monde occidental c'est somme toute logique...

Mais alors, quid des droits de l'homme?

A suivre...



De la discrimination - introduction

Publié le 03/05/2006 à 12:00 par penseeschoisies
Depuis déja quelques années, il est servi un discours de la discrimination à l'ensemble de la population.
Ce discours tant à vouloir donner à penser que la discrimination pourrait être qualifié selon deux pôles antinomiques: positif ou négatif.
Qu'en est-il réellement, et quels sens pourrait avoir cette qualification.
C'est le sujet que nous nous proposons d'explorer -de manière incomplète.

L'objet -discrimination- recouvre, en lui même, un processus bien connu de l'étude des mécanismes de différenciation qui interviennent dans l'ensemble du proces de construction de l'individualité.
Il est cette fonction qui, par une confrontation du sujet à la différence, permet de réaliser -au sens d'amener à la conscience- le commun et la singularité en tant qu'appliquéà lui-même, que dans l'ensemble des éléments -objets ou sujets objectivés- qui composent son environnement..
Ainsi, la discrimination est au fondement de l'émergance de tout les savoirs. Ceux-ci par ailleurs ne se structurent et ne se déploient qu'à partir d'individus qui questionnent le sens et la causalité des différences observées.
En psycho, il est certain que l'individuation n'est possible que par l'action conjointe de la discrimination et de l'altérité.

La discrimination est un processus que l'on peut définir comme neutre du fait qu'il n'est pas producteur de jugement de valeur.

Ce n'est pas l'observaton de la différence qui qualifie, classifie et hiérarchise, mais plutôt la représentation qui nous en est montrée, enseignée et qui participe à l'expression de la -ou des personnaliltés que nous élaborons pour entrer en relation avec cet autre -objet ou sujet- qui tantôt nous rassure, tantôt nous effraie.

Dès lors, pourquoi vouloir mettre un qualificatif...
La démarche n'a-t-elle pas fonction de masquer que ce dont on parle en réalité a pour nom ségrégation, et que nous ne souhaitons pas le voir.

La ségrégation est une des utilisations que l'on peut faire de la discimination.
Processus d'exclusion, de confinement, anti-égalitaire par exellence, le terme est marqué du sceau infâme de génocides niant les valeurs tant religieuses-particulièrement judéo-chrétienne-, que laïques, républicaines et démocratiques. C'est l'aparteid honnis des droits de l'homme, qui perdure au travers d'organisations qui traduisent des représentations hièrarchiques, arbitaires et sans fondement.


A suivre

Quand la question... -suite-

Publié le 25/04/2006 à 12:00 par penseeschoisies
"1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale."

Ce remarquable texte, n'est rien d'autre que l'article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adopté en décembre 1946, par l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies.

Au regard, des contre-réformes qui depuis vingt ans pleuvent sur la protection sociale française au nom de raisons purement économiques, et du désengagement de l'Etat qui privatise ses services publiques, il est nécessaire de se rappeller que la France est un des cinqs membres permanent du Conseil de Sécurité de l'O.N.U...

Sans commentaire....

Le rapport 2006 de l'Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale n'est pas flatteur et montre bien que loin de s'organiser pour mettre en application cet article délaissé, les options prises par l'ensemble de la classe politique -libéralisme et mondialisme financier- avec cession au charitable privé de ce qui relève de la responsabilité de l'Etat, la précarité et la pauvreté s'aggrave...

Il est de plus en plus manifeste que notre France n'est pas la leur...à plus forte raison quand un Ministre de l'Intérieur tient un propos invitant ceux qui ne sont pas content à partir...
Dois-je prendre ma valise moi aussi ?..

Présentation

Publié le 24/04/2006 à 12:00 par penseeschoisies
Exercice périlleux que celui de se présenter et de sortir de l'anonymat. C'est comme l'écriture, il faut choisir les mots, les assembler pour construire dans l'esprit de l'Autre une image dont nous ne percevrons rien et qui ne sera jamis notre.

Se dire est une incroyable aventure, en vertu du fait que:
ce que nous connaissons de nous, ce que nous pouvons exprimer, ne peut l'être que par la grâce de l'existence de cet Autre.

Sans Lui, nous ne sommes pas. Il faut toujours un Autre pour que nous découvrions notre texture, notre épaisseur, notre densité, notre saveur, nos capacités... Cette dualité, qui parfois a la forme d'un duel, construit l'individualité de tout un chacun. Dualité in divis, à laquelle nul n'échappe et qui se pare des masques de la personnalité.

Le QUI nous sommes importe peu, enfin disons que la chose n'est pas primordiale. Ce QUI un jour s'effacera, et seul restera dans la mémoire de l'Autre le COMMENT il était.

Aussi, faisons en sorte que ces pages ne parlent pas du QUI, mais montre le plus fidèlement possible le COMMENT pour pouvoir appréhender un peu de ce qu'il est, un être humain avec toutes ses lacunes mais aussi peut-être ses richesses et singularités...

Même si l'écriture est un puissant véhicule pour les idées, et ce ne sont pas les multiples rédacteurs en tous genres qui diront le contraire, bien souvent l'écrit est vain sans la force conjuguée du Verbe et de l'Action.
Encore faut-il que cette dernière soit Pensée traduite en Acte...

Ici, point de commentaires des auteurs du passé, même s'il est probable qu'à l'occasion l'auteur de ces billets s'y réfère, il n'aura jamais l'impudence de prétendre dire la pensée de ceux-ci.

La philosophie est dans le vivant, dans l'incarné, jamais en dehors.

Ainsi, la pensée de Platon, ou d'un autre, n'est pas en dehors de Platon, et le commentaire n'est jamais rien d'autre que l'expression de la pensée de son auteur.
Personne d'autre que Platon ne peut dire la pensée de Platon et celui-ci est mort... Ses écrits, pour important qu'ils soient, ne devraient être considérés que comme une ossature, un exo-squelette qu'il faut revétir d'une chair qui ne sera jamais celle de Platon...

Voila, espérons que vous prendrez du plaisir à lire et surtout n'hésitez pas à laissez un message, une question, un avis, dans la mesure du possible nous tenterons de répondre...

E.M

A la suite des banlieues

Publié le 22/04/2006 à 12:00 par penseeschoisies
LES BLEUS DES BANLIEUES

Message à Sarkozy et sa bande de coquins.

Donneur de leçon, tu crois en ton pouvoir
Et de dire nos devoirs tu te fais un devoir
Dans ta tour d'ivoire tu reste dans le noir
Justice et injustice tu ne sais plus rien voir

La banlieue est le bleu de cette république
Ecchymose, hématome de toutes ses injustices
Sur les bancs de l'école, j'ai appris sa devise
Innocent j'ai bien cru qu'elle était véridique

Devise républicaine ou devise libérale,
Quelle devise s'échange de sa bourse à ma bourse,
Pour les miens chaque matin reste la même course
On surveille sa bourse avant de faire les courses

La banlieue est le bleu de cette république
Hématome, ecchymose des promesses non tenues
Vingt ans de beaux discours et de coups médiatiques
C'est cela que défend ta république de fric

Devise égalitaire, devise fraternelle,
Dans les murs des cités voir la vérité,
Notre fraternité vaut mieux dans nos cités
Et malheur à celui qui voudrait la bafoué

La banlieue est le bleu de cette république
Ecchymose, hématome de toutes ses injustices
Déshonneur malfaçon, on nous prend pour des cons
Et jamais nous n'avons la gueule de l'emploi

Devise liberté, de s'laisser insulter
Par toi comme par tes flics de racailles de voyous
Y faudrait pas sortir et ne pas faire de bruit
Ne pas revendiquer le droit de tout humain

La banlieue est le bleu de cette république
Hématome, ecchymose des promesses non tenues
Mais depuis trop longtemps c'est ta clique qui nous nique
Descendant d'immigré tu es le déshonneur

Devise des parvenus qui oublient leur histoire
Qui se vendent comme des armes à l'international
Chirac ami d'Saddam était-ce la république?
Responsable et coupable de trahir l'idéal

La banlieue est le bleu de cette république
Ecchymose, hématome de toutes ses injustices
Pour l'injustice sociale tu nous envoies les flics
République corrompue par appétit de fric

A tous les bien-pensants donneurs de leçon
Président ou ministres je dédie cette chanson
Dans votre tour d'ivoire, vous restez dans le noir
Et notre seul espoir est dans notre révolte...

Quand la question taraude l'esprit...

Publié le 21/04/2006 à 12:00 par penseeschoisies
Aujourd'hui 21 avril 2006, la radio se charge de rappeler à la population un certain 21 avril 2002... lamentables et pitoyables analyses, où s'égrainent les angoisses de la répétition d'un vote d'extreme droite en 2007...

Messieurs, politiques et autres intervenants de l'espace social et médiatique, quand donc comprendrez-vous que les causes de cette situation sont principalement imputable à l'incurie des prétendants à l'élection de faire en sorte que l'organisation de la société soit REELLEMENT plus en rapport avec une certaine Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Chaque jour qui passe, l'observation du spectacle des conséquences sociales de la politique menée m'éloigne de la possibilité de me reconnaitre et de la fierté d'être un citoyen visible du "pays des droits de l'homme'.
Pire, par moment je sens poindre en moi une honte certaine.

Et la question qui gonfle et me hante, dans ces instants de douleur, est de savoir comment rendre hommage à ceux qui par leur sacrifice ont donner les plus beaux espoirs à leur semblable.

Comment garder la tête haute, quand dans notre propre espace national, les ordonnances, décrets et lois, dénient de plus en plus clairement l'engagement de nos parents.

Certaines voix parlent haut de République et de la Démocratie, en appellent à la devise de la Nation, au respect des valeurs et des principes...
Mais à l'heure où les inégalités s'affichent, où les privilèges de certains s'accroissent au détriment des plus faibles, au nom de la méritocratie, de la loi du plus fort, ou de la concurrence...
Quel esprit rationnel leur accorderait du crédit?
La légitimité, dont elles se réclament, est discutable en vertu même des circonstances de leur élections. Et quelles dispositions ont-elles prises pour que les droits fondamentaux soient un peu plus respectés...
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