Posté le 24.04.2006 par penseeschoisies
Exercice périlleux que celui de se présenter et de sortir de l'anonymat. C'est comme l'écriture, il faut choisir les mots, les assembler pour construire dans l'esprit de l'Autre une image dont nous ne percevrons rien et qui ne sera jamis notre.
Se dire est une incroyable aventure, en vertu du fait que:
ce que nous connaissons de nous, ce que nous pouvons exprimer, ne peut l'être que par la grâce de l'existence de cet Autre.
Sans Lui, nous ne sommes pas. Il faut toujours un Autre pour que nous découvrions notre texture, notre épaisseur, notre densité, notre saveur, nos capacités... Cette dualité, qui parfois a la forme d'un duel, construit l'individualité de tout un chacun. Dualité in divis, à laquelle nul n'échappe et qui se pare des masques de la personnalité.
Le QUI nous sommes importe peu, enfin disons que la chose n'est pas primordiale. Ce QUI un jour s'effacera, et seul restera dans la mémoire de l'Autre le COMMENT il était.
Aussi, faisons en sorte que ces pages ne parlent pas du QUI, mais montre le plus fidèlement possible le COMMENT pour pouvoir appréhender un peu de ce qu'il est, un être humain avec toutes ses lacunes mais aussi peut-être ses richesses et singularités...
Même si l'écriture est un puissant véhicule pour les idées, et ce ne sont pas les multiples rédacteurs en tous genres qui diront le contraire, bien souvent l'écrit est vain sans la force conjuguée du Verbe et de l'Action.
Encore faut-il que cette dernière soit Pensée traduite en Acte...
Ici, point de commentaires des auteurs du passé, même s'il est probable qu'à l'occasion l'auteur de ces billets s'y réfère, il n'aura jamais l'impudence de prétendre dire la pensée de ceux-ci.
La philosophie est dans le vivant, dans l'incarné, jamais en dehors.
Ainsi, la pensée de Platon, ou d'un autre, n'est pas en dehors de Platon, et le commentaire n'est jamais rien d'autre que l'expression de la pensée de son auteur.
Personne d'autre que Platon ne peut dire la pensée de Platon et celui-ci est mort... Ses écrits, pour important qu'ils soient, ne devraient être considérés que comme une ossature, un exo-squelette qu'il faut revétir d'une chair qui ne sera jamais celle de Platon...
Voila, espérons que vous prendrez du plaisir à lire et surtout n'hésitez pas à laissez un message, une question, un avis, dans la mesure du possible nous tenterons de répondre...
E.M
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Posté le 22.04.2006 par penseeschoisies
LES BLEUS DES BANLIEUES
Message à Sarkozy et sa bande de coquins.
Donneur de leçon, tu crois en ton pouvoir
Et de dire nos devoirs tu te fais un devoir
Dans ta tour d'ivoire tu reste dans le noir
Justice et injustice tu ne sais plus rien voir
La banlieue est le bleu de cette république
Ecchymose, hématome de toutes ses injustices
Sur les bancs de l'école, j'ai appris sa devise
Innocent j'ai bien cru qu'elle était véridique
Devise républicaine ou devise libérale,
Quelle devise s'échange de sa bourse à ma bourse,
Pour les miens chaque matin reste la même course
On surveille sa bourse avant de faire les courses
La banlieue est le bleu de cette république
Hématome, ecchymose des promesses non tenues
Vingt ans de beaux discours et de coups médiatiques
C'est cela que défend ta république de fric
Devise égalitaire, devise fraternelle,
Dans les murs des cités voir la vérité,
Notre fraternité vaut mieux dans nos cités
Et malheur à celui qui voudrait la bafoué
La banlieue est le bleu de cette république
Ecchymose, hématome de toutes ses injustices
Déshonneur malfaçon, on nous prend pour des cons
Et jamais nous n'avons la gueule de l'emploi
Devise liberté, de s'laisser insulter
Par toi comme par tes flics de racailles de voyous
Y faudrait pas sortir et ne pas faire de bruit
Ne pas revendiquer le droit de tout humain
La banlieue est le bleu de cette république
Hématome, ecchymose des promesses non tenues
Mais depuis trop longtemps c'est ta clique qui nous nique
Descendant d'immigré tu es le déshonneur
Devise des parvenus qui oublient leur histoire
Qui se vendent comme des armes à l'international
Chirac ami d'Saddam était-ce la république?
Responsable et coupable de trahir l'idéal
La banlieue est le bleu de cette république
Ecchymose, hématome de toutes ses injustices
Pour l'injustice sociale tu nous envoies les flics
République corrompue par appétit de fric
A tous les bien-pensants donneurs de leçon
Président ou ministres je dédie cette chanson
Dans votre tour d'ivoire, vous restez dans le noir
Et notre seul espoir est dans notre révolte...
Posté le 21.04.2006 par penseeschoisies
Aujourd'hui 21 avril 2006, la radio se charge de rappeler à la population un certain 21 avril 2002... lamentables et pitoyables analyses, où s'égrainent les angoisses de la répétition d'un vote d'extreme droite en 2007...
Messieurs, politiques et autres intervenants de l'espace social et médiatique, quand donc comprendrez-vous que les causes de cette situation sont principalement imputable à l'incurie des prétendants à l'élection de faire en sorte que l'organisation de la société soit REELLEMENT plus en rapport avec une certaine Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
Chaque jour qui passe, l'observation du spectacle des conséquences sociales de la politique menée m'éloigne de la possibilité de me reconnaitre et de la fierté d'être un citoyen visible du "pays des droits de l'homme'.
Pire, par moment je sens poindre en moi une honte certaine.
Et la question qui gonfle et me hante, dans ces instants de douleur, est de savoir comment rendre hommage à ceux qui par leur sacrifice ont donner les plus beaux espoirs à leur semblable.
Comment garder la tête haute, quand dans notre propre espace national, les ordonnances, décrets et lois, dénient de plus en plus clairement l'engagement de nos parents.
Certaines voix parlent haut de République et de la Démocratie, en appellent à la devise de la Nation, au respect des valeurs et des principes...
Mais à l'heure où les inégalités s'affichent, où les privilèges de certains s'accroissent au détriment des plus faibles, au nom de la méritocratie, de la loi du plus fort, ou de la concurrence...
Quel esprit rationnel leur accorderait du crédit?
La légitimité, dont elles se réclament, est discutable en vertu même des circonstances de leur élections. Et quelles dispositions ont-elles prises pour que les droits fondamentaux soient un peu plus respectés...
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